Les Tadjiks sont les descendants directs des peuplades iraniennes dont la présence continue en Asie centrale et dans le nord de l’Afghanistan est attestée depuis le milieu du premier millénaire. Les ancêtres des Tadjiks constituaient l’essentiel de l’ancienne population de Kharezm et du royaume de Bactriane, qui faisaient partie de la Transoxiane. Ces populations furent intégrées aux différents grands empires comme l’empire Parthe ou celui d’Alexandre le Grand.
La Transoxiane faisait partie elle-même de la Sogdiane, cette contrée était située entre les deux fleuves Iaxarte (le Syr-Daria) et Oxus (l’Amou-Daria). Cette région fit également partie intégrante des empires de Gengis Khan et de Tamerlan.
Jusqu’à la première moitié du 18ème siècle, les Tadjiks firent partie de l’émirat de Boukhara jusqu’à ce que les Afghans fissent la conquête des terres situées au sud et au sud-ouest de l’Amou-daria et des populations tadjikes qui y vivaient. Cela incluait la ville actuelle de Balkh (l’ancienne Bactriane), un ancien centre culturel tadjik.
La conquête russe dans les années 1860 et 1870 fit de l’émirat de Boukhara un protectorat russe alors que les populations des vallées de la Zeravchan et de Fergana passaient sous administration impériale.
En décembre 1929, le Tadjikistan devient officiellement une république fédérée de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS).
La désintégration de l’Union soviétique en 1991 emmena les politiques locaux à déclarer l’indépendance du pays.
Le territoire du Tadjikistan est presque entièrement recouvert de montagnes, qui occupent 93% de la superficie totale. Plus de la moitié du pays se trouve au-dessus de 3 000 mètres d’altitude, dont la majorité est constituée par les hauts plateaux du Pamir au sud-est du pays. Les zones plus basses, autour de 300 m, sont limitées à la vallée de Fergana (vallée du Syr-Daria) à l’extrême nord du pays, et aux rives des affluents de l’Amou-Daria dans le sud-ouest de la république.
Le plateau d’altitude du Pamir fait partie du système montagneux Pamir-Alaï, en Asie centrale. La chaîne Transalaï fait également partie du système ainsi que la chaîne Pierre-Ier et la chaîne Akademii Nauk. Le Pamir a une altitude moyenne d’environ 4 000 m. Ses pics les plus élevés sont le pic Ismail Somoni (l’ancien pic du Communisme) (7 495 m) et le pic Lénine (7 134 m). C’est une région désolée et habitée par des nomades qui l’appellent le «Toit du monde». Le Pamir est un trait d’union entre les chaînes du Tien Shan (en Chine), du Kunlun, du Karakorum et de l’Hindu Kush afghan.
Ces montagnes de type alpin constituent de véritables barrières au développement humain, le Pamir est très peu peuplé, les grandes agglomérations se retrouvant seulement dans l’ouest où les altitudes sont nettement plus basses.
Les villes et les villages se sont bâtis le long des vallées car elles demeurent encore aujourd’hui les seuls axes de pénétrations praticables. Ces montagnes sont le domaine des pâtures alpines, des lacs et des glaciers. Initiés par cette kyrielle de lacs et glaciers, les fleuves principaux du Tadjikistan sont :
- le Syr-Daria, qui traverse la vallée de Fergana ;
- le Zeravchan, situé au Nord-Ouest, issus de la chaîne du même nom, il alimente Samarkand et Boukhara au Turkménistan avant de se perdre dans la dépression Touranienne ;
- l’Amou-Daria qui, avec ses principaux affluents, le Kofarnihon, le Vakhch et le Panj (ou Pandj), s’écoule sur plus des trois quarts de cette république.